<![CDATA[NC]]> http://pouetpouet.i-clic.net NC fr Wed, 24 May 2006 16:41:50 GMT Wed, 24 May 2006 16:41:50 GMT i-clic.net v0.2 <![CDATA[le charmeur de serpent de Martine favier]]> http://pouetpouet.i-clic.net/article-47646.html ]]> Wed, 24 May 2006 16:41:50 GMT http://pouetpouet.i-clic.net/article-47646.html nouveau texte http://pouetpouet.i-clic.net/article-47636.html LE CHARMEUR DE SERPENTS


Le charmeur de serpents est un grand hindou mince,

Un hindou ondoyant élégant comme un prince.

Les mystères d'Asie donnent à ses yeux de lynx

Un charme incandescent et un regard de sphinx.


Sur son éléphant blanc, il porte par une anse

Un panier de serpents qui balance en cadence.

Dans un barrissement lentement il avance,

Au centre de la piste esquisse une révérence.


Au son de son pipeau, c'est l'Inde tout entière

Qui sous le chapiteau est faite prisonnière,

Jaipur et Bombay, New Delhi, Calcutta

Mille vaches sacrées et même le grand Bouddha.


Tous les serpents dressés semblent faire la ola

De Jo le cobra myope à Arthur le boa.

Le public, les gradins, les cordages, le mât,

S'contorsionnent et ondulent comme dans la lambada.


Derrière le rideau rouge, toute la troupe attend.

On se pousse du coude, on s'regarde en pouffant

Car, bientôt, comme toujours arrivera le moment

Des bravos des saluts et des remerciements.


C'est il faut bien le dire l'instant que l'on préfère,

Lorsque l'indien charmeur désignant ses vipères

D'un geste d'empereur déclare digne et fier,

« Merchi pour les cherpents ».


Adieu le fond de teint, adieu le beau turban.

Adieu le maharadjah et son éléphant blanc.

Car le bel hindou mince se nomme Marcel Durand

Et son très fort accent vient de Clermont-Ferrand.

Merci pour les commentaires. Boubou ne doute pas ce sont bien mes textes et si tu veux en savoir plus sur ce que j'ecris va sur le site http://ruedesreveurs.chez.tiscali.fr

a+

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Wed, 24 May 2006 16:33:35 GMT http://pouetpouet.i-clic.net/article-47636.html
mise au point http://pouetpouet.i-clic.net/article-32473.html Je n'ecris plus de poemes car il n'y a aucun commentaire

Dès qu'un nouveau commentaire sera édité je publierai un nouveau texte

a+

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Wed, 05 Apr 2006 12:22:29 GMT http://pouetpouet.i-clic.net/article-32473.html
le petit monde du cirque Pêle-Mêle http://pouetpouet.i-clic.net/article-32475.html Des qu'un nouveau commentaire arrive je publie un nouveau textes (poésies ou prose ) . Donnez votre avis ,ecrivez.............

Pour amorçer 2 textes sur le monde du cirque

 

LA MENAGERIE


A l?heure du démaquillage, quand finissaient nos numéros

Que nous revenions dans nos cages, que sonnait l?heure du repos,

Après un dernier tour de piste sous la toile du chapiteau,

Nous étions toujours un peu tristes, c?était « le blues des animaux ».


Le vieil éléphant centenaire

S?enfermait dans ses souvenirs

Le roi lion jadis si fier

N?en finissait pas de gémir

Le chameau, animal très sobre,

Se mettait à boire kir sur kir

Et Gina la grosse antilope

Devenait maigre comme un fakir.


Et puis Bébert est arrivé, tout essoufflé un soir d?automne,

Poursuivi par deux, trois poulets, de ceux qui soupçonnent et questionnent.

Bien sûr nous, nous l?avons caché que le Bon Dieu nous le pardonne,

Depuis lors, Bébert est resté et la vie est moins monotone.


Tous les soirs après le spectacle,

Comme dans un vieux film de John Ford,

Il fait une sorte de bivouac,

Il place en cercle nos roulottes.

Là, il nous dit des poésies

Qui nous font oublier nos geôles

Comme des petites anesthésies

Qui desserrent nos camisoles.


Paraît qu'avant de venir au cirque Bébert était un vrai requin,

Qu'il naviguait dans des eaux grises, qu'il avait de drôles de copains,

Qu'il séduisait toutes les oies blanches, qu?il arnaquait tous les pigeons

Et, je vous le dis en confidence, il aurait fait de la prison.


Et c?est sûrement pour ça qu'on l?aime,

Et c?est pour ça qu?il nous comprend,

Qu?il sait atténuer nos peines

Et apaiser tous nos tourments.

Il a ici trouvé sa place

Auprès de nous il va vieillir

Personne ne retrouvera sa trace

Personne ne peut le trahir.

 

 

 

 

MONSIEUR LOYAL


Approchez, approchez, Mesdames et Messieurs !

Approchez, approchez, et ouvrez bien vos yeux !


Entrez dans un pays qui n?a pas de territoire

Pas de géographie, mais une grande histoire.

S?il est ici ce soir ce n?est que provisoire

Mais, aussitôt parti, il sera dans vos mémoires ! 


C?est un monde un peu fou fait de sable et de toile

A côté de chez vous, à deux pas des étoiles

Sur une piste jaune comme une lune à l?envers

Vous vous verrez offrir un étrange univers.


Approchez, approchez,Mesdames et Messieurs !

Approchez, approchez, et ouvrez bien vos yeux !


Entrez dans ce pays où des lapins neigeux

Elisent pour logis des chapeaux mystérieux

Un pays merveilleux où à la queue leu leu,

Des tigres et des colombes se poursuivent par jeu.


Vous y retrouverez, en faisant un p?tit effort,

Une âme de poète qui ne demande qu?à éclore

Vous y rencontrerez, avec un peu de chance,

Les rêves oubliés d?une lointaine enfance.


Approchez, approchez, Mesdames et Messieurs !

Approchez, approchez, et ouvrez bien vos yeux !


Pour dix sous seulement pour dix sous j?ai bien dit

Je vous offre l?amour, la joie, la tragédie,

Le château d?Edimbourg et le fleuve Oubangui

Les plages de Cabourg et le Mississipi.


Pour dix sous seulement, pour dix sous j?ai bien dit,

Vous oublierez problèmes, tracas et p?tits soucis,

Chasserez de vos mémoires que vous avez grandi

Pour dix sous seulement, on ne fait pas crédit.


Mesdames et Messieurs approchez en silence

Approchez promptement le spectacle commence.

 

 

 

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Sun, 19 Mar 2006 15:09:12 GMT http://pouetpouet.i-clic.net/article-32475.html
le petit monde du cirque Pêle-Mêle http://pouetpouet.i-clic.net/article-28556.html Chaque semaine deux  nouveaux textes (poésies ou prose ) . Donnez votre avis ,ecrivez.............

Cette semaine 2 textes sur le monde du cirque

 

LA MENAGERIE


A l?heure du démaquillage, quand finissaient nos numéros

Que nous revenions dans nos cages, que sonnait l?heure du repos,

Après un dernier tour de piste sous la toile du chapiteau,

Nous étions toujours un peu tristes, c?était « le blues des animaux ».


Le vieil éléphant centenaire

S?enfermait dans ses souvenirs

Le roi lion jadis si fier

N?en finissait pas de gémir

Le chameau, animal très sobre,

Se mettait à boire kir sur kir

Et Gina la grosse antilope

Devenait maigre comme un fakir.


Et puis Bébert est arrivé, tout essoufflé un soir d?automne,

Poursuivi par deux, trois poulets, de ceux qui soupçonnent et questionnent.

Bien sûr nous, nous l?avons caché que le Bon Dieu nous le pardonne,

Depuis lors, Bébert est resté et la vie est moins monotone.


Tous les soirs après le spectacle,

Comme dans un vieux film de John Ford,

Il fait une sorte de bivouac,

Il place en cercle nos roulottes.

Là, il nous dit des poésies

Qui nous font oublier nos geôles

Comme des petites anesthésies

Qui desserrent nos camisoles.


Paraît qu'avant de venir au cirque Bébert était un vrai requin,

Qu'il naviguait dans des eaux grises, qu'il avait de drôles de copains,

Qu'il séduisait toutes les oies blanches, qu?il arnaquait tous les pigeons

Et, je vous le dis en confidence, il aurait fait de la prison.


Et c?est sûrement pour ça qu'on l?aime,

Et c?est pour ça qu?il nous comprend,

Qu?il sait atténuer nos peines

Et apaiser tous nos tourments.

Il a ici trouvé sa place

Auprès de nous il va vieillir

Personne ne retrouvera sa trace

Personne ne peut le trahir.

 

 

 

 

MONSIEUR LOYAL


Approchez, approchez, Mesdames et Messieurs !

Approchez, approchez, et ouvrez bien vos yeux !


Entrez dans un pays qui n?a pas de territoire

Pas de géographie, mais une grande histoire.

S?il est ici ce soir ce n?est que provisoire

Mais, aussitôt parti, il sera dans vos mémoires ! 


C?est un monde un peu fou fait de sable et de toile

A côté de chez vous, à deux pas des étoiles

Sur une piste jaune comme une lune à l?envers

Vous vous verrez offrir un étrange univers.


Approchez, approchez,Mesdames et Messieurs !

Approchez, approchez, et ouvrez bien vos yeux !


Entrez dans ce pays où des lapins neigeux

Elisent pour logis des chapeaux mystérieux

Un pays merveilleux où à la queue leu leu,

Des tigres et des colombes se poursuivent par jeu.


Vous y retrouverez, en faisant un p?tit effort,

Une âme de poète qui ne demande qu?à éclore

Vous y rencontrerez, avec un peu de chance,

Les rêves oubliés d?une lointaine enfance.


Approchez, approchez, Mesdames et Messieurs !

Approchez, approchez, et ouvrez bien vos yeux !


Pour dix sous seulement pour dix sous j?ai bien dit

Je vous offre l?amour, la joie, la tragédie,

Le château d?Edimbourg et le fleuve Oubangui

Les plages de Cabourg et le Mississipi.


Pour dix sous seulement, pour dix sous j?ai bien dit,

Vous oublierez problèmes, tracas et p?tits soucis,

Chasserez de vos mémoires que vous avez grandi

Pour dix sous seulement, on ne fait pas crédit.


Mesdames et Messieurs approchez en silence

Approchez promptement le spectacle commence.

 

 

peinture Martine Favier                       Textes Claude Fournie

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Sun, 19 Mar 2006 15:09:12 GMT http://pouetpouet.i-clic.net/article-28556.html